01 / Symbolique
Faire reconnaître la valeur.
Récit du domaine, identité de marque, conditionnements et signes de qualité.
03 / Recherche & 156
À l’ENSCI, je souhaite explorer une question : comment le design stratégique peut-il révéler le potentiel de patrimoines dormants et soutenir leur transformation en activités durables ?
Mon hypothèse est que certains patrimoines agricoles, artisanaux ou territoriaux disposent déjà de ressources et de savoir-faire remarquables, mais manquent des conditions qui permettraient leur reconnaissance et leur développement.
Par « infrastructure du désir », j’entends ce qui relie un patrimoine à ses publics : un récit qui lui donne du sens, des produits et des expériences qui permettent de le découvrir, un modèle économique qui soutient son activité et une organisation capable de tenir ses promesses.
Je souhaite comprendre comment concevoir cet ensemble, le mettre à l’épreuve et mesurer sa contribution à la viabilité économique, à la transmission et aux personnes qui font vivre ces patrimoines.
Une lecture de mon expérience
Ces quatre infrastructures du désir constituent une grille de recherche à approfondir au mastère. REBIAA m’a permis de commencer à les articuler ; l’incubation a renforcé la structuration du projet et la mobilisation de ressources.
01 / Symbolique
Récit du domaine, identité de marque, conditionnements et signes de qualité.
02 / Expérientielle
Coffrets, usages culinaires et collaborations : faire rencontrer le produit dans des expériences concrètes.
03 / Économique
Prix, débouchés, partenariats et financement : relier l’offre aux moyens de son développement.
04 / Organisationnelle
Compétences, équipements et maîtrise de la production : construire la capacité à livrer dans la durée.

156 est le nom que j’ai choisi pour ma pratique de conception. Il fait référence à l’histoire du domaine familial et au temps qui relie son acquisition à cette nouvelle étape de développement.
À terme, je souhaite en faire un studio capable d’accompagner d’autres patrimoines productifs : des entreprises, des lieux et des savoir-faire dont le potentiel reste à développer.
Je veux apprendre à construire les offres, les organisations et les modèles économiques qui leur permettront de trouver de nouveaux débouchés, de mieux rémunérer le travail et de financer leur transmission.
Identifier une opportunité comme un investisseur. La construire comme un designer-entrepreneur.
Dénicher une ressource, un savoir-faire ou une entreprise dont le potentiel reste sous-exploité. Diagnostiquer ce qui limite sa valorisation. Concevoir une offre et un modèle économique, puis confronter les hypothèses au terrain. Mobiliser les partenaires et les financements nécessaires pour lancer, développer et mesurer.
L’analyse éclaire le choix de l’opportunité. Le design permet de la construire. L’entrepreneuriat transforme cette conception en activité réelle. Participer à la valeur créée suppose de prendre part au travail et au risque de cette transformation.
Second Nature est le nom de travail d’un ensemble de méthodes et d’outils que je souhaite explorer durant le mastère pour soutenir, à terme, la pratique de 156.
L’objectif est de mieux relier l’apprentissage, le choix d’une opportunité et sa transformation en activité. Les trois composantes suivantes sont des hypothèses de conception : aucun outil n’est encore développé.
Observer les pratiques de référence, suivre les signaux de marché et transformer cette veille en apprentissages applicables.
Une première piste de prototype : une veille sourcée qui relie un signal à une hypothèse, puis à un test. Comprendre ce qui mérite d’être adapté, plutôt que reproduire une réussite hors de son contexte.
Repérer un actif sous-valorisé, comprendre ce qui freine son développement et comparer les scénarios possibles avant de s’engager.
Une première piste de prototype : un diagnostic associant demande, capacités, coûts, risques et critères de décision, pour concevoir une proposition viable et les conditions de sa réalisation.
Organiser les ressources, les talents, les partenaires et les financements nécessaires pour tester, lancer puis développer l’activité.
Une première piste de prototype : un cadre de pilotage reliant responsabilités, budget, étapes de validation et résultats. Concevoir des produits et des expériences qui créent une préférence durable, puis vérifier la valeur réellement rendue aux clients.
Je souhaite d’abord approfondir cette pratique au sein d’un venture studio, sur plusieurs projets et secteurs, avant de développer progressivement mon propre studio.
Parmi les cas d’étude possibles après le mastère : explorer l’accès au marché français de marques tunisiennes haut de gamme encore peu distribuées. Des collaborations de marque ou des partenariats d’approvisionnement avec REBIAA pourraient en constituer certaines pistes.
Ce n’est ni une priorité arrêtée ni un projet lancé. L’intérêt dépendrait de la demande, des partenaires, de la qualité et de la traçabilité, ainsi que de l’économie réelle de la distribution.
La suite du parcours
Le terrain où apprendre à construire la suite.